Histoire et patrimoine
-Histoire
La commune fait partie du canton d’Auneuil, de l’arrondissement de Beauvais.
Etymologie :
Les noms, le lieu comprenant le mot Mesnil sont
très répandus en France. Ce nom vient du latin Mansis ou Mansionile se traduisant par habitation ou demeure.
Etant donné le nombre important de ce nom, on y joint habituellement un autre nom. Il n’y a pas moins de quinze lieux, rien
que pour l’Oise, ayant le mot Mesnil.
Theribus : Taribus en 1459
Teiranbus en 1575 est un écart, un hameau au nord du chef lieu. Il y avait autrefois un
château seigneurial.
Mesneleum vers 1180, Le Mesnil Tarbus en 1459, Menil-teribus, Le Mesnil-sur Taranbus en
1575, Meniteribus vers 1650 sur un plan du diocèse de Beauvais.
Les Landes :
Est un hameau plus
important situé sur Beaumont les Nonains. Ce hameau était encore entouré de
bois au siècle dernier.
Au nord de Theribus, le lieu de la Hamelle rappelle l’emplacement d’un ancien lieu
habité connu sous le nom de Hamel.
On ne connaît pas l’époque de sa destruction qui remonterait avant la révolution.
Château de Beaufresne :
Château de la fin du XVIII siècle dans un cadre vallonné de 20 ha traversé par un petit
cours d’eau. Le château est devenu un centre pour enfant appelé le Moulin
vert donné par le peintre Marie Cassatt (1883-1926). Il accueille aujourd’hui
des adolescents en formation d’horticulture.
Altitude :
125 à 150m au
chef lieu, 130m à Théribus, et 178 à 199m au Landes. Mesnil fut formé de deux
sections que l’on appelait Vieux Mesnil ou Haut Mesnil et le Bas Mesnil ou
Beaufresne. Ce village était autrefois une seigneurie qui dépendait de la
Maison de Mornaï.
Le Ru du Mesnil
prend sa source dans le village, il mesure 11km et passe à Fresneaux Montchevreuil,
Pouilly, Senots, Fresnes L’Eguillon, Fleury, et se jette dans la Troesne.
Le chemin
de fer :
La ligne du
chemin de fer Meru-La Bosse, longueur 32 km était une ligne d’intérêt local. Les lieux desservis étaient :
Méru,
Amblainville, Hénonville, Ivry-le-Temple, Fresnes l’Eguillon, Fresneaux
Montchevreuil, Mesnil Theribus, Jouy-Sous-Thelle, Porcheux, La Bosse.
Autorisation d’établir la ligne le 29.04.1902.
Mise en service de Meru au Mesnil Theribus le 01.01.1905 et Mesnil à
La Bosse le 22.10.1905.
En 1897, un premier projet prévoyait une ligne Méru Auneuil. Une autre
proposait Meru- Trie la Ville. Cette même année M. DEQUETER entrepreneur de
travaux publics à Paris demandait la concession de la ligne Meru La Bosse.
C’est son projet qui fut retenu par le conseil général.
En 1908, le premier train partait à 7h50 de Méru pour arriver à la
Bosse à 9h07. La ligne de chemin de fer reliait les lignes de Paris-Beauvais,
Gisors-Beauvais. Cette nouvelle ligne profitait non seulement aux usagers,
mais aussi aux tailleries des environs de Méru et à l’industrie sucrière très
répandue dans la région.
Pendant la guerre de 14-18, le trafic n’est pas suspendu, mais après
la guerre, il est réduit à deux allers-retours quotidiens. Malgré une
fréquentation soutenue, le déficit ne cesse d’augmenter en raison de
l’accroissement des dépenses et de la
concurrence des transports routiers en développement, la ligne est fermée en
1934.
Patrimoine
Le château
de Theribus:
Construit au
tout début du règne de Louis XIII, dans les premières années du 17ème siècle, pour une cadet de la famille de Mornay , laquelle possédait aussi les
châteaux de Fresneaux-Monchevreuil , Villarceaux et Amblainville , il a été
agrandit de ses pavillons latéraux et
des communs au milieu du 18ème siècle ; la façade a été décorée de têtes
de lions et de guirlandes de plâtre vers 1825 ; sa chapelle, consacrée à
St Joseph, date de Louis XV et conserve sa cloche d’origine. Les bâtiments de
ferme, situés en avant de la cour d’honneur, ont été transformés en pavillon
de gardien et salle de réunion vers 1880 lorsqu’à été modifié l’accès au
domaine et mise en place la grande grille au chiffre M, initiale de la
propriétaire de l’époque ; le pigeonnier a toujours ses boulins ( nids
en argile sur les parois ) et une échelle tournante pour ramasser les œufs.
Le parc,
derrière le château était jusqu’en 1826 destiné « à la Française »,
avec charmilles et buis. Il a été alors , comme beaucoup d’autres à la même
époque, remodelé à l’anglaise, avec une vaste pelouse et ses arbres
d’agréments dont un splendide cèdre. Quant au bois qui lui fait suite, il
présente la quasi-totalité des allées perpendiculaires et circulaires
dessinées il y a quatre cent ans.
L’ensemble des
bâtiments anciens, y compris la plus grande partie de l’intérieur du château,
le par cet le bois attenant ont été récemment inscrits à l’inventaire
supplémentaire des monuments historiques. Ce domaine, qui a vu se succéder
les membres de la bonne aristocratie locale ( Mornay, alliés aux Croq et aux
Montmorency, seigneurs de Fosseuse) puis, après la ruine de cette dernière à
la fin du 17ème siècle, ceux de la grande bourgeoisie
beauvaisienne(Foy de Morcourt, de Lamotte, Michel, Serpe et leurs
descendants, Les Ticquet et Jourdain d’Héricourt) souvent négociants
textiles, élus de la ville ou magistrats au tribunal, est en effet
caractéristique du cadre de vie des classes aisées de notre région de 1610 à
1870 ; il est ensuite devenu la propriété de familles établies à Paris
(Mercadé, Gaffinel, Latour, Courtière et enfin Choppin de Janvry.
Quelques faits
saillants :
-Charles de
Mornay, qui avait perdu une jambe à Rocroy, n’en eut pas moins six filles
qui, faute de dot, furent toutes nonnes et six fils, tous militaires sauf
l’un deux qui devint évêque de Québec, au Canada par protection de son oncle
le Marquis de Mornay-Monchevreuil qui était proche du roi par sa femme liée à
Madame de Maintenon, la deuxième épouse de Louis XIV. Comme Monseigneur de
Mornay avait le mal de mer, il se contenta de rester en France et administra
de loin son diocèse avant de mourir écrasé par un carrosse.
-La famille
Serpe hébergea, pendant la Révolution, quelques membres en fuite du clergé
dans les caves du château.
-La propriété
a été occupée par les troupes américaines à la fin de la deuxième guerre
mondiale et les troupes campaient dans le bois. Elle fut rendue en très
mauvaise état à M. Latour et son successeur dans les lieux, M. Courtière dut
procéder à d’importants travaux.
- M. Ticquet,
au milieu du 19ème siècle, et M. Courtière, il y a une trentaine d’années,
ont été maires du Mesnil Théribus. M. Latour a été conseiller municipal de
Paris et conseiller général de la Seine entre les deux guerres et M.Choppin
de Janvry, conseiller régional de Picardie il y a quelque années.
L’usine de
boutons :
Une ancienne
usine de fabrication de boutons ou l’on y fabrique par la suite des
chaussures et des jouets contenant des confiseries et maintenant pour une
partie transformée en garage :
Usine de
boutons Lemaire Vallée, puis Lemaire Fils, puis Dumas Troisoeufs, puis Dumas
Paul et Compagnie ; puis usine de chaussures Lefure ; usine d'articles en matière plastique Ets
Cartel à Le Mesnil-Théribus (60) et maintenant garage de réparation automobiles.

Catégorie : Usine de boutons
aire d'étude : Oise
adresse : Bas Mesnil (rue du) 6, 8
destinations successives : usine de chaussures ; usine d'articles en
matière plastique parties constituantes : atelier de fabrication ;
garage ; cour ; conciergerie ; logement patronal ; cité ouvrière
éléments remarquables : atelier de fabrication
époque de construction : 2e moitié 19e siècle ; 4e quart 19e siècle ; 2e
quart 20e siècle
année : 1892 ; 1893 ; 1897 ; 1935
auteur(s) : maître d'œuvre inconnu
historique : C'est vers 1850 qu' a été créée cette usine de boutons de nacre
sous la raison sociale Lemaire, puis Lemaire Vallée, puis Lemaire Vallée et
Fils. En 1892 et 1893, une chaufferie, un magasin à nacre et des ateliers de
fabrication, aménagés avec vasistas et aspirateurs de poussière, sont
construits. Il existe une cité ouvrière regroupant plus de 30 logements. En
1897, un atelier de fabrication avec fronton et date portée est édifié. En
1935, cette usine de boutons a changé de raison sociale et s'appelle Dumas et
Cie. A cette époque, modification de l'entrée de l usine avec la construction
d'une conciergerie et d'un logement patronal. En 1940, l'usine est connue
sous le nom de Dumas Troisoeufs et en 1962 sous celui de Dumas Paul et Cie.
On y fabrique des boutons jusque dans les années 1960, date à laquelle elle
est rachetée par Lefure, qui la transforme en fabrique de chaussures. En
1975, elle est vendue aux établissements Cartel qui, depuis, y fabriquent des
gadgets en plastique.
Nombreuses récompenses aux expositions universelles de 1855 à 1878. Vers
1892-1893, mention d'une machine à vapeur.
Avant 1940 : nombre d'ouvriers pouvant aller jusqu' à 150. 1940 : 70
ouvriers. 1962 : plus de 50 ouvriers. 1996 : 4 à 5 personnes.
description : Garage en pans de bois, couverture de tôles ondulées. Un des
ateliers de fabrication en brique à un étage carré et un étage de comble,
fronton portant la date 1897 et monogramme VL entrecroisé (Vallée Lemaire)
sculpté dans de la pierre de taille, oculus, toiture en tuile mécanique.
Conciergerie et logement patronal en brique à un étage carré et un étage de
comble, tuile mécanique. Cité ouvrière avec maison en brique à un étage carré
et un étage de comble, tuile mécanique.
gros-œuvre : brique ; bois ; pierre
couverture (matériau) : tuile mécanique ; tôle ondulée
étages : 1 étage carré ; étage de comble
décor : sculpture
représentation : monogramme
sujet : VL, support : élévation antérieure de l'atelier de fabrication.
Couverture (type) : toit à longs pans ; pignon couvert
état : mauvais état
propriété privée
date protection MH : édifice non protégé MH
type d'étude : patrimoine industriel
date d'enquête : 1995
rédacteur(s) : Colzy Hélène
N° notice : IA60001007
© Inventaire général, 1995
Dossier consultable : service régional de l'inventaire Picardie
5, Rue Henri Daussy
Armoiries :

Armoiries constitués par feu Georges Knoerr
“D’argent, à la bande ondée d’azur, accompagnée à
dextre et en pointe d’une palette de peintre de
gueules contenant en son centre trois
pinceaux d’artistes peintres du même, emmanchés de sable ;
et à senestre
et en chef d’un bouton sable, cerclé d’azur et ajouré de quatre trous du
champ ainsi
que d’une épée d’académicien de sinople,
posé en pal, pointe en bas, celle-ci entrelacée de deux
serpents se regardant “
L’écu est
surmonté d’une couronne murale à trois tours d’or, crénelées, ouvertes et maçonnées de sable et il est entouré à
dextre d’une branche de chêne et à senestre d’une branche de charme, le tout
au naturel. Il est soutenu d’un listel portant l’inscription “Le
Mesnil-Theribus“ en lettre de gueules.
Symbolisme de
l’armoirie :
La bande
d’azur (bleu) correspond au ru du Mesnil qui prend sa source dans le
Bas-Mesnil.
Le bouton
rappelle l’usine de bouton installée avant la guerre 39-45 qui employait une
centaine de personnes.
La palette de
peinture symbolise la femme peintre MARY CASSATT qui vécut au château de Beaufresne de 1883 jusqu’au 14 juin
1926 date de son décès.
L’épée
d’académicien rappelle le professeur B Halpern, allergologue mondialement
connu, nommé académicien des Sciences en 1964. Il résidait souvent au Mesnil
Théribus.
La couronne
murale à trois merlons représente le château de Théribus, situé dans le
Bas-Mesnil sur une route qui mène au Landes.
Les branches
de chêne et de charme figurent les arbres de la forêt qui entourent la
commune.
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